30 janvier 2016

Histoire

Brassens et les siens

C’est à cette époque où les gens vivaient dehors après le souper, que mon Arrière-Grand-Mère habitait en face de chez Georges Brassens dans cette rue Henri Barbusse du vieux Sète, aujourd’hui devenue la Rue Georges Brassens.

Autant dire que les souvenirs familiaux sont nombreux… La première de Georges à la télévision, et sa maman Elvira qui scandait devant le poste de chez ma Grand Tante « la honte de ce rejeton qui disait à la télévision tant de vulgarités qu’elle ne lui avait pas appris ! » Fût sans doute celui qui me prêta le plus à sourire.

Il y a aussi son neveu Serge, avec qui maman et son mari courraient des rallyes de voitures dans leur jeunesse à l’issue parfois bien incertaine ! Ou encore les chats de Georges qu’Eric Battista, ami fidèle, nourrissait « à  discrétion » à la poissonnerie familiale de la Marine.

Ami des sétois, l’esprit Georges Brassens a toujours régné dans cette Sète indomptée dans laquelle je suis née et j’ai grandi. Le lycée Paul Valéry, la plage de la Corniche, la Pointe Courte sont ces lieux de prédilection que nous avons fréquenté.

C’est ainsi qu’à 5 ans, je me suis naturellement retrouvée à chanter « Les Copains d’Abord » de Georges Brassens à la fête de l’école Ferdinand Buisson, simplement car je la connaissais par coeur ! La petite Fanny a suivi un chemin.

Dire aujourd’hui que  le choix des chansons de cet album Fanny chante Brassens fût difficile paraîtrait juste simple.  Georges est un génie prolifique, une vie ne suffirait pas à le découvrir !

Il aura fallu 30 ans, le swing de Louis Martinez, et un tour de mon monde pour je plonge dans l’immensité de ces textes de l’Histoire Sétoise, Française, Familiale, et que cet album de 12 chansons intimiste aux ambiances parfois jazzy voit timidement le jour en 2016.